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Lecteur d'empreintes optiques VS. à ultrasons : Quelles différences ?

Il vont envahir nos smartphones dès cette année, les capteurs d'empreintes sous l'écran ouvrent d'autres perspectives. Il sont soit à ultrasons, soit optique. Nous vous expliquons la différence.

Placer son doigt sur l'écran. Résultante de cette action que nous effectuons des centaines de fois par jour : De très petites vagues de pression imperceptibles sont projetées sur la dalle, qui va établir une cartographie de l'empreinte de l'utilisateur et ainsi l'identifier. Voilà pour le principe.

Cette orientation prise par les constructeurs il y a quelques temps, d'abord un souhait puis maintenant une réalité est la prochaine étape de la relation biométrique entre un smartphone et son utilisateur. L'objectif derrière est de proposer des écrans de plus en plus "bords à bords" dans cette course à l'optimisation du ratio taille / écran.

Qualcomm présente sa technologie de capteurs à ultrasons

Une poignée d'acteurs à pris le lead de cette technologie : Qualcomm, Synaptics et Goodix. Avec deux approches : Le lecteur à ultrasons (qui équipera probablement le Galaxy S10) pour le premier, et celui optique pour les deux autres.

Comment fonctionne un lecteur d'empreintes à ultrasons ?

Les ondes sonores générées par la pression du doigt sur l'écran vont rebondir sur les contours de votre peau et donc de votre empreinte. La cartographie de l'empreinte résultant de ce processus va être analysée par le lecteur et permettra ainsi de vous identifier. Les avantages qu'offre cette technologie sont multiples : Le capteur d'une taille de 0,15 mm ne rajoute quasiment rien à l'épaisseur du smartphone, il fonctionne même avec un doigt mouillé et les ondes peuvent être utilisées pour calculer le débit sanguin et la fréquence cardiaque.

Aussi, le taux d'erreur n'est que de 1% et le temps de latence de 250 millisecondes similaire en théorie aux lecteurs traditionnels. L’inconvénient principal pour le moment est qu'ils ne peuvent être implémentées que sur des écrans OLED flexibles. Les seuls les utilisant à grande échelle sont Samsung et Apple.

Qu'en est-il du lecteur d'empreintes optique ?

L'alternative est donc l'optique, utilisée notamment par One Plus. Contrairement à l'ultrason, ces lecteurs n'utilisent donc pas le son mais la lumière. Il semblerait que cette technologie soit moins fiable, en tout cas pour le moment. Son implémentation sur le One Plus 6T ne s'est pas montrée totalement convaincante : Le doigt doit rester placé plus longtemps pour être reconnu, et l'écran doit être allumé et éclairé pour que cela fonctionne. Qualcomm s'est d'ailleurs vanté de sa supériorité dans le domaine, mais les concurrents notamment Synaptics via son porte parole a déclaré : "Nous disposons déjà aujourd'hui de solutions fiables et performantes pour de multiples smartphones dans le commerce de détail".

Inconvénients ?

Ces lecteurs pourraient cependant montrer une aversion au protections d'écran. Des fuites concernant le S10 soulignent cette problématique notamment sur les lecteurs à ultrasons. Les taux d'erreur seraient ainsi plus importants, et le S10 à sa sortie ne devrait pouvoir compter que sur une poignée de protections d'écran compatibles, notamment celles conçues par Samsung. À prendre en compte si vous comptez vous payer le dernier bijou du géant coréen.

Toujours est-il qu'après le capteur classique, cette technologie va prendre le relais et cohabiter durablement avec la reconnaissance faciale. Les analystes estiment que ce n'est pas moins de 100 millions de smartphones qui en seront équipés en 2019.

Noureddine BESSACI

Source : CNET